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Iγed n tlelli (Les cendres de la liberté) est un nouveau roman en langue amazighe publié par les Editions berbères à Paris. L’auteur, Lhoussain Azergui, y revisite la légende d’Oumakhdach (1889-1936), un résistant hors pair qui a mené, tout seul, une véritable guerre contre l’armée française et ses supplétifs dans la région du Sud-est du Maroc.

Humilié par le chef d’un chantier de construction d’une route, Oumakhdach, qui s’était illustré lors de la bataille de Baddou en 1933, a décidé de reprendre les armes en 1934. Il mena sa propre guerre contre l’occupation et sema la peur dans les rangs de l’armée française avant d’être trahi et tué. Le cadavre d’Oumakhdach a été par la suite brûlé par les autorités coloniales.

Le livre rend hommage à tous les résistants amazighs ainsi qu’aux habitants de toute la région du sud-est du Maroc, meurtrie dans sa chair par la pénétration française et sauvagement opprimée par l’Etat-nation arabo-islamiste, héritier des colons. Il ne se passe aucune décennie depuis 1956 sans qu’un événement sanglant ne survienne dans cette région, laquelle s’étend d’Imtghren jusqu’à Ouarzazat en passant par Goulmima, Aghbalu n Kerdous, Tinjedad, Tinghir, Boumalen n Dades, Alnif, Tighremt n Imgun et autres villes et villages.

Le livre fustige également les collaborateurs, dont la plupart étaient des futurs cadres du parti de l’Istiqlal, lesquels ont soutenu sans réserve l’armée française dans sa guerre de «pacification » visant à écraser le peuple amazigh et à le dominer. Il explique comment ces traîtres ont comploté afin de dominer le Maroc «indépendant » en usant notamment de la religion.

Iγed n tlelli, 140 pages, Editions Berbères, Paris.

 

Quatrième de couverture

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