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UngalLa mort de Zayd Uhmad, abattu à Tadafalt en 1936, a mis fin à tout espoir de révolte ou de soulèvement dans les cœurs des habitants désormais soumis au pouvoir du Makhzen et des Français. La plupart des héros de Saghru et de Baddou sont devenus des caïds, d’autres des mokhaznis au service de la France. Certains ont quitté la région, d’autres ont succombé au désespoir et à la souffrance. Ils avaient regretté d’avoir baissé les armes à Baddou. Leurs espoirs ont été anéantis.Leur monde s’est écroulé devant leurs yeux sans rien pouvoir faire pour le redresser.

Au Moyen-Atlas et dans la région de Fazaz, des Hommes s’organisent clandestinement,s’approvisionnent en armes pour relancer la lutte contre l’armée française,mais une tuerie survenue à Agouray les obligent à revoir tous leurs plans.Certains d’entre-eux, parmi les plus convaincus de la lutte armée contre l’armée française et son allié, le Makhzen, sont tués, victimes de trahisons, de manipulations et d’ignorance.

A Fès, un groupe d’hommes appelés «nationalistes» créent une formation politique, pensent à l’après « indépendance« . Ils façonnent déjà l’image d’un pays indépendant, mais soumis à leur joug et à leur pouvoir.

Les derniers Hommes qui aspiraient à rester debout et à combattre pour la liberté sont anéantis. Le visage du pays a changé. Il deviendra le butin des«nationalistes» et du Makhzen. Il ne tardera pas à obtenir son « indépendance »,mais pas la liberté tant rêvée. Les Imazighens, qui avaient résisté héroïquement à la pénétration française, sont vaincus et exclus. Les nouveaux maîtres du pays programment leur anéantissent pur et simple.

Imeggurag Yimaziɣen , Afafa, Roubaix, 2014, 10 euros.

Couverture, 140 pages.

Couverture de la première partie, 140 pages.

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